Swantje, notre formidable responsable de pays, nous a amenés, deux autres stagiaires et moi-même, au bureau le premier jour de travail. Il était réconfortant de savoir que deux autres stagiaires allaient travailler avec moi dans le même bâtiment.
Notre premier trajet en train pour aller travailler a été mémorable ! Le français était partout : dans les haut-parleurs, les publicités, les voix, et je me sentais désemparée de ne pas pouvoir comprendre tout ce que j'entendais ou voyais. J'étais très nerveuse à l'idée de rencontrer mes collègues et surtout mon patron. Je savais déjà qu'il parlait anglais, mais je ne savais pas quelle était la taille du bureau et si tout le monde parlait anglais.
Une fois que j'ai franchi la porte, je me suis retrouvée dans un tout autre monde. Je me suis sentie incompétente, incapable de comprendre un seul mot de ce qu'il me disait. J'ai été plus que choquée d'apprendre où en étaient mes compétences en français. Je pensais avoir un niveau intermédiaire, mais mon premier jour de travail m'a montré que j'étais un débutant. À part cela, j'ai été soulagée de voir que mon patron était très flexible et facile à vivre. Dès que nous avons passé en revue mes tâches avec mon patron, j'ai su, sans l'ombre d'un doute, que ce stage me serait très bénéfique.
Mes deux tâches principales consistent à créer de nouvelles brochures de communication et à renouveler leurs séries de photos pour leurs brochures de communication et leurs présentations commerciales. J'espère travailler un jour dans la publicité et c'est un bon début pour moi. L'un des moments forts de la journée a été la pause déjeuner. J'étais un campeur heureux ! J'avais oublié que les Français prenaient des pauses déjeuner d'une heure. J'aime l'idée de ne pas se presser pour manger et de pouvoir parler à ses collègues. J'aimerais que ce soit le cas aux États-Unis, je serais moins grognon et plus productif.
Les stagiaires et moi-même sommes descendus en même temps et avons partagé nos expériences du premier jour. Nous avions toutes des histoires similaires ! Nous étions tous dépassés par la langue ! Le lendemain, je suis arrivée prête à travailler et je voulais me concentrer sur mon travail plutôt que sur le français. Lorsque les autres travailleurs sont arrivés et ont parlé français, je me suis rendu compte que je comprenais certaines des choses qu'ils disaient. Et le jour suivant, encore plus. J'ai vraiment eu besoin de quelques jours pour m'adapter.
Le quatrième jour de travail, mon patron m'a emmenée sur l'un des plus prestigieux terrains équestres français : L'été du Grand Parquet à Fontainebleau, à une heure au sud de Paris. Cette visite m'a confortée dans l'idée que j'allais adorer ma carrière. Faire une séance de photos pour un livret que je vais concevoir tout en voyageant et en découvrant de nouvelles choses, c'est ce que j'ai toujours voulu faire comme travail. C'est un sentiment extraordinaire lorsque vous le faites et que vous savez que vous voulez en faire votre métier. Je suis si heureuse de pouvoir dire que j'ai vécu cette expérience lors d'un stage à Paris, en France.



